- L’importance du baptême chrétien (1)
- 6 grandes questions sur le baptême chrétien
- 15 versets bibliques sur le baptême
Contents
- 1 6 grandes questions sur le baptême chrétien : immersion ou aspersion ? Faut-il baptiser les enfants ? Où et comment se faire baptiser ?
- 2 1. Baptême par immersion ou aspersion : quel est le mode biblique ?
- 3 2. Faut-il baptiser les enfants ? Le baptême infantile est-il biblique ?
- 4 3. Doit-on se faire baptiser uniquement dans une rivière ou un cours d’eau naturel ?
- 5 4. Qui peut baptiser ? Le rôle des ministres ordonnés et des laïcs
- 6 5. Le baptême peut-il être renouvelé ? Existe-t-il un baptême multiple ?
- 7 6. Le baptême sauve-t-il ? Quelle est sa relation avec le salut ?
- 8 Conclusion
- 9 le baptême chrétien
- 10 J’aime ça :
6 grandes questions sur le baptême chrétien : immersion ou aspersion ? Faut-il baptiser les enfants ? Où et comment se faire baptiser ?
Le baptême est un sacrement fondamental dans la vie chrétienne, un rite d’initiation qui marque la naissance spirituelle du croyant. Pourtant, malgré son importance reconnue, de nombreuses questions persistent quant à sa pratique : le mode de baptême (immersion ou aspersion), le baptême des enfants, le lieu où il doit se faire, et bien d’autres interrogations qui préoccupent aussi bien les nouveaux convertis que les chrétiens de longue date.
Pour répondre à ces questions, il est essentiel de revenir à la Bible, seule autorité fiable et infaillible en matière de doctrine chrétienne.
Dans cet article, nous allons examiner en profondeur six grandes questions autour du baptême, éclairées exclusivement par les Écritures. Nous souhaitons ainsi offrir aux lecteurs une compréhension claire, équilibrée, et spirituellement enrichissante pour vivre ce commandement divin dans la vérité.
1. Baptême par immersion ou aspersion : quel est le mode biblique ?
« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort… » (Romains 6:4)
L’un des premiers débats autour du baptême concerne son mode : doit-il être pratiqué par immersion totale dans l’eau, ou est-il acceptable de simplement asperger de l’eau sur la tête du croyant ?
Le terme grec utilisé dans le Nouveau Testament pour baptême est « baptizo », qui signifie littéralement « plonger », « immerger » ou « enfouir ». Cette racine suggère un acte de submersion complète, symbolisant la mort, l’ensevelissement, puis la résurrection avec Christ.
Plusieurs passages bibliques illustrent cette immersion. Par exemple, dans Actes 8:38-39, lorsque Philippe baptise l’eunuque éthiopien, le texte indique que tous deux descendirent dans l’eau, ce qui implique une immersion réelle. De même, Jean 3:23 parle de Jean-Baptiste baptisant dans l’« Aenon, près de Salim, parce qu’il y avait beaucoup d’eau », ce qui convient à l’immersion.
D’autre part, la symbolique de l’immersion est forte : elle représente la mort au péché, le fait d’être enseveli avec Christ, et de ressusciter à une nouvelle vie. C’est pourquoi Paul écrit : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts… nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6:4).
L’aspersion, ou la simple application d’eau sur la tête, est une pratique qui s’est développée plus tard dans l’histoire de l’Église, notamment dans des contextes où l’immersion était difficile. Mais elle ne trouve pas d’appui direct dans les récits bibliques.
Ainsi, en revenant aux textes, la pratique biblique recommande clairement l’immersion totale comme mode du baptême d’eau, tant pour son sens théologique que pour son témoignage visuel.
2. Faut-il baptiser les enfants ? Le baptême infantile est-il biblique ?
« Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé… » (Marc 16:16)
La question du baptême des enfants est une autre controverse majeure. Certaines Églises pratiquent le baptême des nourrissons, tandis que d’autres le réservent uniquement aux personnes capables de faire une profession de foi consciente.
Le Nouveau Testament présente le baptême comme l’expression d’une foi personnelle et vivante. Dans Actes 2:38-41, Pierre exhorte à la repentance et au baptême, et ceux qui acceptèrent la parole furent baptisés. De même, Actes 8:12 précise que ceux qui croyaient étaient baptisés, ce qui souligne la nécessité d’une croyance préalable.
Le baptême est un signe extérieur de la nouvelle alliance, analogue à la circoncision dans l’Ancien Testament, qui était pratiquée sur les enfants à l’âge de huit jours. Cependant, le baptême est distinct car il concerne l’alliance spirituelle du salut par la foi en Christ, ce qui implique une conscience de cette foi.
Certains citent Actes 16:15 et 1 Corinthiens 1:16, où des foyers entiers furent baptisés, suggérant la possibilité que des enfants aient été inclus. Cependant, ces passages ne précisent pas explicitement le baptême des enfants, et dans le contexte biblique, cela reste soumis à débat.
Le baptême infantile, bien qu’ayant une longue tradition historique, manque d’appui direct et explicite dans la Bible. Le Nouveau Testament insiste plutôt sur la conversion personnelle et consciente avant le baptême.
Pour conclure, la Bible encourage que le baptême soit l’acte d’un croyant, celui qui a entendu l’Évangile, a cru et s’est repenti.
3. Doit-on se faire baptiser uniquement dans une rivière ou un cours d’eau naturel ?
« Jésus sortit de l’eau, et voici, les cieux s’ouvrirent… » (Matthieu 3:16)
L’image populaire est celle de Jean-Baptiste baptisant dans le fleuve du Jourdain. Cela fait naître la question : est-ce que le baptême doit impérativement se faire dans un cours d’eau naturel comme une rivière, une rivière, ou un lac ?
La Bible nous présente plusieurs scènes de baptêmes dans différents lieux. Jean-Baptiste baptisait dans le Jourdain (Matthieu 3:6), ce qui est un lieu naturel avec beaucoup d’eau, convenant à l’immersion. Cependant, dans Actes 16:33, l’eunuque et sa famille furent baptisés dans leur maison, ce qui suggère que le lieu n’est pas strictement limité.
Le baptême a pour but d’illustrer une réalité spirituelle par l’eau, et la Bible n’impose pas de lieu spécifique. Ce qui importe est la signification spirituelle et l’obéissance au commandement du Christ.
Par conséquent, bien que le baptême dans une rivière ou un cours d’eau naturel soit conforme à la tradition biblique d’immersion, il est tout à fait acceptable de se faire baptiser dans d’autres endroits où l’immersion est possible.
4. Qui peut baptiser ? Le rôle des ministres ordonnés et des laïcs
« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant… » (Matthieu 28:19)
Qui est habilité à baptiser ? Est-ce réservé aux ministres ordonnés ou tout croyant peut-il baptiser ?
Dans la Bible, les exemples de baptêmes sont variés : Philippe, un diacre, baptise l’eunuque (Actes 8:36-38), Jean-Baptiste baptisait dans le désert, et même Jésus fut baptisé par Jean, qui n’était pas un ministre ordonné au sens ecclésiastique.
La Grande Commission (Matthieu 28:19) donne à tous les disciples la mission d’aller et de baptiser. Cela indique que la capacité de baptiser n’est pas exclusive aux pasteurs ou prêtres, mais qu’elle relève de la responsabilité de l’Église entière.
Cependant, l’ordre, la préparation, et la reconnaissance dans la communauté chrétienne sont importants pour assurer que le baptême soit conforme à la doctrine et qu’il soit une célébration digne.
Il faut aussi éviter les baptêmes clandestins ou non encadrés, qui peuvent être sources de confusion et d’erreurs.
5. Le baptême peut-il être renouvelé ? Existe-t-il un baptême multiple ?
« Il n’y a qu’un seul baptême… » (Éphésiens 4:5)
Un autre point délicat concerne la validité du baptême, notamment lorsqu’une personne a été baptisée dans une autre confession chrétienne ou lorsqu’elle doute de la qualité de son baptême initial.
La Bible insiste sur l’unicité du baptême, en tant que signe extérieur d’une seule foi en Christ. Éphésiens 4:5 affirme clairement : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ».
Le Nouveau Testament ne mentionne aucun cas de ré-baptême, sauf dans des contextes où la première foi était inexistante ou non authentique (par exemple, les disciples d’Éphèse dans Actes 19).
Le baptême du Saint-Esprit, qui est une expérience spirituelle distincte du baptême d’eau, est aussi à distinguer.
Par conséquent, le baptême n’est pas un rituel à répéter, mais une entrée unique dans la vie chrétienne. Si une personne doute, il est préférable de se renseigner auprès d’un responsable spirituel, mais l’Écriture ne recommande pas la multiplicité des baptêmes.
6. Le baptême sauve-t-il ? Quelle est sa relation avec le salut ?
« Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé… » (Marc 16:16)
Une dernière grande question est la relation entre le baptême et le salut. Le baptême est-il nécessaire au salut, ou est-il simplement un signe extérieur ?
Le Nouveau Testament enseigne que le salut est par la foi seule en Jésus-Christ (Éphésiens 2:8-9), mais aussi que le baptême est un commandement à obéir.
Dans 1 Pierre 3:21, Pierre parle du baptême comme « un engagement envers Dieu d’une bonne conscience », indiquant que le baptême est une réponse extérieure à une réalité intérieure.
Le passage de Marc 16:16 lie la foi et le baptême dans l’expérience salvifique, mais de nombreux autres passages (Romains 10:9, Jean 3:16) insistent que la foi est première.
Le baptême est donc un acte d’obéissance essentiel et un témoignage public de la foi, mais ce n’est pas le baptême en lui-même qui sauve. Le salut vient par la grâce de Dieu, reçue par la foi.
Conclusion
En conclusion, les grandes questions autour du baptême trouvent leurs réponses dans la Parole de Dieu. Le baptême par immersion est clairement biblique, symbolisant la mort et la résurrection avec Christ. Le baptême est réservé aux croyants ayant fait une profession de foi, ce qui remet en question le baptême des enfants. Le lieu de baptême n’est pas strictement limité à une rivière ; l’essentiel est la signification spirituelle et l’obéissance à Christ. Tout croyant peut baptiser, dans un cadre ordonné et respectueux de la doctrine. Le baptême est unique et ne doit pas être répété. Enfin, le baptême est un acte d’obéissance et de témoignage, mais le salut est uniquement par la foi en Jésus-Christ.
Ces enseignements doivent éclairer le cœur de chaque chrétien, l’invitant à comprendre, à respecter, et à vivre pleinement ce sacrement fondamental.
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